Vous suivez un traitement anticoagulant par antivitamine K (AVK) — warfarine (Coumadine®), fluindione (Préviscan®) ou acénocoumarol (Sintrom®) ? Votre médecin vous a alors prescrit des contrôles réguliers de l’INR. On vous explique pourquoi ce suivi est essentiel, et comment votre infirmier(e) vous accompagne au quotidien.
L’INR, c’est quoi ?
L’INR (International Normalized Ratio) mesure, à partir d’une simple prise de sang, la fluidité de votre sang sous traitement. Chez une personne sans anticoagulant, l’INR est proche de 1. Sous AVK, la cible se situe le plus souvent entre 2 et 3 — votre médecin définit la fourchette adaptée à votre situation.
Pourquoi ce suivi est-il si important ?
Un INR trop bas signifie que le traitement ne protège pas suffisamment contre la formation de caillots. Un INR trop haut expose à un risque de saignement. La « bonne dose » d’AVK varie d’une personne à l’autre et peut évoluer dans le temps : c’est pourquoi les contrôles réguliers, souvent mensuels une fois le traitement équilibré, sont indispensables.
Alimentation et médicaments : les points de vigilance
- Les aliments riches en vitamine K (choux, épinards, brocolis…) ne sont pas interdits : l’important est la régularité de votre alimentation, sans excès brutal.
- De nombreux médicaments interagissent avec les AVK, y compris certains produits sans ordonnance (aspirine, anti-inflammatoires, millepertuis…). Signalez toujours votre traitement anticoagulant à tout professionnel de santé.
- Tenez à jour votre carnet de suivi AVK : dose quotidienne, résultats d’INR et incidents éventuels.
Quand alerter ?
Contactez rapidement votre médecin en cas de saignements inhabituels (gencives, nez, urines ou selles foncées), d’ecchymoses multiples, ou avant tout soin dentaire ou intervention. En cas de saignement important, appelez le 15.
Le rôle de votre infirmier(e)
À domicile ou au cabinet, l’infirmier(e) réalise les prélèvements d’INR prescrits, veille à la bonne prise du traitement, vous aide à tenir votre carnet de suivi et fait le lien avec votre médecin traitant en cas de résultat hors cible. Un accompagnement précieux, en particulier pour les personnes âgées ou polymédiquées.
Sources : Assurance Maladie (ameli.fr) ; ANSM, « Vous et votre traitement anticoagulant par AVK ». Article informatif : il ne remplace pas l’avis de votre médecin.